Transplantation

Transplantation

astuces

La transplantation permet de savoir exactement combien de plants pousseront au jardin, puisqu’ils ont d√©j√† germ√©. Cela donne aussi un avantage aux plants : ils sont d√©j√† plus grands et vigoureux et feront de la comp√©tition aux mauvaises herbes qui pousseront par apr√®s.

Transplantation : op√©ration culturale qui consiste √† mettre en terre une plante qui a germ√© et grandi dans un endroit o√Ļ les conditions √©taient contr√īl√©es, c’est-√†-dire de la serre au jardin.

Hourra ! √áa y est ! C’est le printemps, les oiseaux chantent et le paysage verdit de nouveau. Et bien s√Ľr, qui dit printemps dit jardinage et transplantation. Mais voil√†, ce n’est pas tout de mettre en terre ses plantes et de les arroser de temps √† autre. Il y a plusieurs √©tapes cruciales, autant avant et apr√®s la transplantation, qui feront en sorte que vos plantes s’√©panouiront ou non durant la saison. Toutes ces √©tapes se retrouvent sur l’application de tisane et jardin. Alors quand vous cr√©erez votre jardin, il y aura des rappels tout au long de la saison pour les t√Ęches √† faire afin que vous n’oubliiez jamais rien ! Les voici…

Préparer son sol

Brouette de compost et grelinette
Crédit photo : Antouane de Pixabay

L’occultation

Occultation : op√©ration culturale qui consiste √† recouvrir le sol d’une b√Ęche opaque.

Toile d'occultation
Toile d’occultation par Dubois Agrinovation

D’abord, l’occultation est une technique de plus en plus courante qui permet de nombreux avantages : prot√©ger les sols nus √† l’hiver contre l’√©rosion par l’eau et le vent ainsi que contre le lessivage des nutriments et min√©raux; emp√™cher la prolif√©ration des mauvaises herbes au printemps avant la transplantation et assainir la surface des planches sans travailler le sol √† la fin d’une culture.

Si vous occultez, lorsque vient le temps de pr√©parer vos planches pour la transplantation, soit 1 semaine avant, eh bien, retirer la b√Ęche noire sera la premi√®re √©tape √† faire. J’aime √† l’appeler ¬ęl’ouverture du jardin¬Ľ, comme l’on ouvrirait les rideaux de sc√®ne avant le d√©but d’une pi√®ce.
√Čvidemment, il faudra aussi retirer les sacs de sable ou de roches que vous aurez pos√©s dessus √† l’automne pour √©viter qu’elle s’envole. Pliez la b√Ęche et rangez le tout pas trop loin, car il se peut que vous en ayez encore besoin durant l’√©t√©. (√Ä voir dans Technique du faux semis)

Finalement, si vous souhaitez faire l’acquisition d’une toile d’occultation, voici un fournisseur d’√©quipements agricoles de qualit√© en Am√©rique du Nord chez qui vous trouverez votre compte : Dubois Agrinovation. Les toiles viennent en plusieurs formats, et vous pouvez toujours d√©cider d’en prendre une plus grande et de la couper sur mesure si vous avez plusieurs petites surfaces √† couvrir.

L’a√©ration

Aération : opération culturale qui consiste à oxygéner et à décompacter le sol en le travaillant au minimum.

Grelinette à 5 dents
Crédit photo : Arpent nourricier

Apr√®s un long hiver, rien de tel qu’une bonne a√©ration de notre sol pour le rendre plus meuble et donner plus d’oxyg√®ne √† la faune qui y vit. Apr√®s tout, ce sont ces micro-organismes qui s’occupent de garder notre sol vivant et en sant√©, √† min√©raliser les mati√®res organiques et √† r√©guler toutes sortes de choses dont nous n’avons encore aucune id√©e aujourd’hui.

L’outil par excellence que je recommande pour a√©rer le sol est la grelinette. Il permet un travail en profondeur (20 cm) sans toutefois retourner le sol et d√©ranger sa structure.
Il suffit simplement d’enfoncer compl√®tement les dents de la grelinette au d√©but de votre planche ou plate-bande, puis de tirer vers vous pour soulever la terre. Vous reculez de deux pieds et vous recommencez l’op√©ration, jusqu’√† avoir fait toute la surface, je vous conseille d’y aller √† reculons pour √©viter de pi√©tiner votre sol fra√ģchement d√©compact√©.

N.B. Une grelinette avec des dents en acier inoxydable est, selon moi, meilleure, car elle ne risque pas de rouiller et vous la conserverez pratiquement toute votre vie.

La technique du faux semis (contre les mauvaises herbes)

Faux semis : op√©ration culturale qui consiste √† pr√©parer le sol comme si on allait faire un semis direct ou une transplantation, sans toutefois le faire, afin d’offrir les conditions propices √† la pousse des mauvaises herbes. Puis, lorsque ces derni√®res ont germ√© quelques jours plus tard et se trouvent au stade ¬ęfil blanc¬Ľ, c’est-√†-dire qu’elles n’ont que quelques centim√®tres et que leur tige est blanche, on les tue en passant la houe. Comme dirait la Reine de coeur dans Alice aux pays des merveilles : ¬ę Qu’on leur tranche la t√™te ! ¬Ľ

C’est une technique qui s’utilise pour n’importe quelle culture, mais surtout pour celles qui sont difficiles √† d√©sherber une fois implant√©es. Je parle ici des carottes, des oignons, de l’ail, des radis, etc.
C’est tr√®s efficace pour r√©duire rapidement la banque de graines dormant dans votre sol, n’attendant que la bonne opportunit√© pour pousser et vous donner du fil √† retordre.

N.B. TR√ąS IMPORTANT ! Si vous faites le faux semis, vous suivez toutes les √©tapes d’avant la transplantation SAUF la fertilisation. Vous ne voulez surtout pas leur donner les bons nutriments r√©serv√©s √† vos plantes.

L’amendement et la fertilisation

Amendement : op√©ration culturale visant √† am√©liorer la structure physique d’un sol.
Fertilisation : opération culturale qui consiste à enrichir un sol pour le rendre plus fertile et améliorer les rendements.

Je n’aborderai pas les amendements ici, car cela prendrait trop de temps et ce n’est pas le point de mon article, mais il est toujours bon de savoir la diff√©rence entre amender et fertiliser.

Le compost

compost de crevettes
Compost de crevettes

Tout d’abord, il existe beaucoup de sortes d’engrais, mais je vais vous dire un secret : le meilleur d’entre eux sera toujours le compost. En g√©n√©ral, les sols n’ont pas assez de mati√®re organique. Et le compost est justement √ßa, de la mati√®re organique. (Le compost est un fertilisant et un amendement.) Quand vous ajoutez du compost √† votre sol, les micro-organismes pr√©sents vont, au fil du temps, min√©raliser la mati√®re organique pour lib√©rer les nutriments dont vos plantes ont besoin.

L√† encore, il existe plusieurs types de compost. Si possible, utilisez les composts accept√©s pour l’agriculture biologique de pr√©f√©rence. Celui qu’on retrouve tr√®s souvent en p√©pini√®re est le compost de crevettes, qui fait tr√®s bien l’affaire. Peut-√™tre que vous √™tes chanceux et que vous avez des voisins fermiers qui font aussi leur propre compost √† base de fumier de vache ? Dans ce cas-l√†, vous ne perdez rien √† leur demander de faire un peu de troc : des l√©gumes frais durant la saison contre du compost.

Si vous en √™tes √† vos premi√®res ann√©es de jardin, je vous conseille d’√™tre tr√®s g√©n√©reux en compost chaque fois que vous implanterez une nouvelle culture. Une √©paisseur d’un pouce (2,5 cm) sur toute la planche √† chaque fois va rapidement aider votre sol sur tous les points. Vos plantes et vos l√©gumes n’auront jamais √©t√© si beaux.

Les autres engrais

Actisol
Actisol

Ensuite, il y a les autres engrais. Je pr√©conise encore ceux qui sont accept√©s par la r√©gie biologique. Celui que j’ai vu le plus souvent chez les agriculteurs (et que j’utilise personnellement) s’appelle Actisol. C’est du fumier de poule en granules. Tr√®s efficace, j’en mets en plus du compost. Par contre, comme c’est tr√®s concentr√©, il ne faut pas en mettre trop. Petit truc : je remplis un pot de yogourt de 750 ml avec les granules et je saupoudre le long de ma planche en marchant toujours au m√™me rythme. Les granules ne doivent pas recouvrir toute la surface. Elles doivent √™tre assez espac√©es.
***(Attention de ne pas respirer la poussi√®re de l’engrais.)***

Farine de sag
Farine de sang

Chaque culture a ses propres besoins, et certaines familles sont plus exigeantes que d’autres, entre autres, les solanac√©es (tomates, aubergines, poivrons), les brassicac√©es (choux, brocolis), les cucurbitac√©es (concombres, courges) et les liliac√©es (ail, oignons). Pour ces familles, il est recommand√© de fertiliser au moins deux fois durant la saison. La premi√®re √† la transplantation, la seconde lorsque les fruits, les inflorescences ou les bulbes sont apparus depuis peu.

Mis √† part l’Actisol, il y a la farine de sang, la poudre d’os, la farine de plumes, et d’autres que je ne nommerai pas. Ils ont tous leurs avantages et leurs sp√©cificit√©s. Ce qu’il faut regarder quand on ach√®te un engrais, ce sont les trois chiffres align√©s sur l’emballage (voir l’image ci-bas).
Ils repr√©sentent la proportion des trois nutriments principaux dans cet ordre : N-P-K (azote, phosphore, potassium). En g√©n√©ral, ce qu’on recherche, c’est un fertilisant dont la proportion d’azote est la plus √©lev√©e. La farine de sang, par exemple, est l’une des sources les plus √©lev√©es en azote avec 12-0-0 comme proportions. Mais elle co√Ľte plus cher.

√Čl√©ments : N-P-K

L’incorporation au sol

Finalement, sans entrer dans les d√©tails, il est important, lorsqu’on ajoute des fertilisants, de les enfouir dans le sol. C’est pour emp√™cher une partie des nutriments de se volatiliser dans l’air ambiant, ce qui r√©duirait fortement l’efficacit√© de votre engrais/compost. Si vous n’√™tes pas sur une ferme et que vous n’avez pas de rotoculteur, un r√Ęteau, une pelle ou m√™me vos mains feront l’affaire.

L’installation du syst√®me d’irrigation

Arrosoir
Cr√©dit photo : Jill Wellington from Pixabay 

Premi√®rement, soyons clairs. La majorit√© des plantes n√©cessitent 1 pouce (2,5 cm) d’eau par semaine pour bien cro√ģtre et √™tre vigoureuses. Maintenant, il y a des plantes qui en ont besoin de plus, comme les fenouils, les c√©leris, les tomates, etc. Et certaines plantes ont m√™me des besoins qui varient selon leur phase de croissance. Par exemple, lorsque les tomates commencent leur floraison et leur fructification, elles ont besoin de plus d’eau. D’o√Ļ l’importance d’avoir un bon syst√®me d’irrigation et une routine pr√©cise.

Quel type de système choisir ?

Le système de goutte-à-goutte
Tuyaux goutte-à-goutte dans une planche
Crédit photo : Rébecca Beaudin

C’est le syst√®me que je pr√©conise pour ceux qui ont des jardins carr√©s ou rectangles :

  • Peu de gaspillage d’eau, car elle ne tombe que par les petits trous du tuyau;
  • Aide √† contr√īler les mauvaises herbes, car ce ne sont que les pieds des plants qui sont arros√©s;
  • Facile √† poser et √† retirer au d√©but et √† la fin de la saison;
  • Facile √† g√©rer avec le syst√®me de valves (ouvert/ferm√©)
  • Possibilit√© d’avoir un minuteur pour ceux qui veulent automatiser l’irrigation;
  • N’arrose pas les feuilles des plantes, ce qui r√©duit le risque d’avoir des maladies, surtout chez certaines comme les tomates.

Selon la largeur de la planche et les besoins en eau de la culture, le nombre de tuyaux va varier. Mes planches ayant 75 cm, je mets 2 tuyaux à distance égale.

Le système par aspersion
Arrosoir
Irrigation par aspersion
Crédit photo : Methi SOMCAG

Ce syst√®me est tr√®s pratique pour certaines cultures, notamment les carottes, et en g√©n√©ral tous les l√©gumes racines. Il permet une plus grande surface d’aspersion et donc requiert moins de tuyaux et de mat√©riel. Par contre, c’est tr√®s d√©conseill√© pour les cultures de solanac√©es, car les feuilles des plants seront mouill√©es, ce qui augmente les risques de champignons et de maladies.

Les tuyaux suintants
tuyaux suintants
Tuyau suintant

Ce syst√®me est tr√®s pratique pour ceux qui ont des plates-bandes ou des jardins ayant des formes courbes ou peu conventionnelles. En effet, contrairement au goutte-√†-goutte, les tuyaux suintants peuvent se plier et suivre ces courbes sans que cela affecte le d√©bit de l’eau. De plus, ils arrosent dans toutes les directions alors c’est moins contraignant. Il est √©galement possible de percer avec une aiguille de petits trous suppl√©mentaires aux endroits d√©sir√©s si vous voulez arroser davantage.

La méthode

Il vaut mieux arroser le matin. Si vous ne vous voulez pas vous casser la t√™te √† calculer le nombre de millilitres pr√©cis parce que vous n’√™tes pas un professionnel, pas de soucis. Voici les trucs pour r√©ussir son irrigation :

  • Arrosez tous les jours, pendant 1h, entre 9h et 12h;
  • N’arrosez pas si on annonce de fortes pluies de plusieurs millim√®tres pendant la journ√©e;
  • S’il fait tr√®s chaud et soleil, mieux vaut arroser 2 fois 30 minutes avec un intervalle d’une heure entre chaque arrosage;
  • S’il fait tr√®s nuageux et humide, r√©duisez votre temps d’arrosage √† 30 minutes;
  • N’arrosez jamais le soir, d√®s 16h, car les plantes d√©testent dormir avec les pieds mouill√©s (comme la nuit elles sont au ralenti, l’eau prend la place de l’oxyg√®ne et les asphyxie);
  • Pour les plantes n√©cessitant plus d’eau, augmentez le temps d’arrosage √† 1h30 par jour.

Ici aussi, vous pouvez trouver ces équipements chez Dubois Agrinovation :
Goutte-à-goutte
Aspersion

L’installation d’un paillis (couvre-sol)

D’abord, les paillis ne sont pas pour toutes les cultures. Ils sont pour celles qui restent au jardin toute la saison ou presque et qui demandent un plus grand espace par plant, comme les tomates, concombres, courges, etc.

Les paillis offrent de multiples avantages :

  • Couvrir le sol et le prot√©ger de l’√©rosion par l’eau et le vent;
  • Prot√©ger les fruits des plants qui pendent et touchent au sol, √©vitant de les salir et limitant les d√©g√Ęts de certains insectes;
  • Garder le sol frais et humide, surtout en temps de s√©cheresse;
  • Emp√™cher les mauvaises herbes de pousser.

Les types de paillis

Bien s√Ľr, il existe plusieurs types de paillis, mais tous n’offrent pas les m√™mes avantages…
Selon moi, il y en a 3 types : les paillis plastiques, les paillis végétaux et les géotextiles.

Les paillis plastiques
Paillis plastique

D’entr√©e de jeu, les paillis plastiques sont √† bannir ! Ils sont tr√®s polluants et ne se r√©utilisent pas. Pour vous donner une image, ils ont la texture d’un sac noir √† poubelles.

Les paillis végétaux

Ensuite, pour les paillis v√©g√©taux, on parle ici de la paille, de feuilles mortes, de bois ram√©al fragment√© (BRF), de copeaux de c√®dre ou des √©cales de sarrasin. Je ne recommande pas la paille personnellement, car elle peut pourrir avec le temps, mais surtout, d√©pendamment de votre fournisseur, elle peut contenir des graines de mauvaises herbes… ce qui vient annuler tout le but d’avoir un couvre-sol. Les feuilles ou la paille ne sont pas opaques, et donc ne cachent pas la lumi√®re √† 100%. Il en faudra aussi une g√©n√©reuse √©paisseur de plusieurs pieds, car √ßa se compacte et on ne veut pas que le vent les emporte. Malgr√© tout, c’est une bonne fa√ßon d’ajouter de la mati√®re organique √† votre sol, et comme cela se d√©compose, vous n’avez pas √† vous en occuper une fois la saison termin√©e.

BRF

Le BRF est compos√© de branches de feuillus grossi√®rement hach√©es plus ou moins grossi√®rement. Puisque le bois contient beaucoup plus de lignine que les feuilles ou la paille, cela active davantage la vie biologique du sol et fait la joie des champignons d√©composeurs et des micro-organismes. Mais attention ! Pour √©viter l’immobilisation de l’azote dans votre sol, il faut s’assurer de prendre des copeaux vieux d’un an au minimum. Le BRF fournit plus de mati√®re nutritive que le paillis de c√®dre ou de pruche en se d√©composant, ce qui est tr√®s bon pour am√©liorer la structure d’un sol. Le BRF est souvent utilis√© dans les plates-bandes, car on y met en majorit√© des plantes vivaces qu’on ne d√©place pas chaque ann√©e. C’est moins utile pour les potagers avec des plantes annuelles, car cela nuit aux op√©rations r√©p√©titives de la pr√©paration du sol avant la transplantation.

Le paillis de c√®dre ou de pruche poss√®de les m√™mes avantages que le BRF, mais en plus, il acidifie le sol en se d√©composant, ce qui est plus appropri√© pour les plantes vivaces et m√™me certaines esp√®ces fruiti√®res comme les bleuets. Il se d√©compose plus rapidement aussi, environ 4 √† 5 ans. Il faut en mettre une couche de 2 √† 3 pouces d’√©paisseur, et surtout, il ne faut pas oublier d’ajouter du compost √† notre sol m√™me s’il y a ce genre de paillis.

√Čcales de sarrasin

Derni√®rement, il y a les √©cales de sarrasin. D’une couleur noire, elles imitent bien la terre, de sorte qu’on ne dirait pas qu’il y a du paillis dans vos plates-bandes. Cette mati√®re est plus petite et l√©g√®re que les copeaux de bois, alors elle se d√©compose plus rapidement et elle pourrait s’envoler par grands vents. Si vous en achetez d’un producteur, assurez-vous que le sarrasin soit issu de la culture biologique.

Les géotextiles
Géotextile non tissé

Ce qui est souvent utilis√© sur les fermes, ce sont les g√©otextiles. Ce sont des tissus faits de fibres synth√©tiques. Bon, rien n’est parfait : ils ne se d√©composent pas et donc finiront au d√©potoir aussi. Mais l’avantage, c’est qu’on peut les r√©utiliser d’ann√©e en ann√©e. Et si vous en prenez soin, ils peuvent durer de 10 √† 15 ans. Il en existe des tiss√©s et des non-tiss√©s, √† vous de voir ce que vous pr√©f√©rez. C’est un paillis qui est plus pratique pour les jardins rectangles ou carr√©s, avec une seule culture par planche.

Pour installer le g√©otextile, c’est plut√īt simple. C’est la derni√®re √©tape avant la transplantation, alors si vous utilisez des tuyaux goutte-√†-goutte, le g√©otextile les recouvrira.

  • D√©coupez la toile pour recouvrir toute la surface de la planche ou de la culture qui en n√©cessite;
  • Posez aux coins et le long des c√īt√©s des broches d’ancrage pour √©viter que la toile s’envole;
  • D√©coupez une petite incision en croix √† l’aide d’un Exacto ou utilisez une bo√ģte (conserve) de tomate vide sans les extr√©mit√©s et br√Ľlez la surface de toile dans la bo√ģte de conserve avec un chalumeau partout o√Ļ vous mettrez un plant.
  • Et voil√† ! Vous √™tes pr√™t pour la transplantation !

La transplantation

Enfin ! Vous voici rendu √† l’√©tape la plus palpitante : la transplantation ! Ce n’est rien de bien compliqu√©, mais conna√ģtre les petits trucs et astuces peut grandement faciliter la t√Ęche et la rendre plus agr√©able.

Comment être minutieux, mais efficace

Premi√®rement, peu importe les esp√®ces que vous avez choisies, les plantes requi√®rent de la douceur. Elles vont d√©j√† subir le ¬ę choc de la transplantation ¬Ľ, d√Ľ au changement drastique des conditions de vie dans lesquelles elles ont √©volu√© jusqu’√† maintenant; ne les secouons pas davantage. Alors, quand vous d√©potez un plant, faites tr√®s attention aux racines. Si vous les endommagez trop, la plante risque d’avoir du mal √† survivre. Si vous avez des plants dans des plateaux multicellules, un petit truc pour aller rapidement c’est de pincer le bas de la cellule. Une fois la motte plus flottante et d√©coll√©e des parois, prenez le plant au bas de la tige.

Deuxi√®mement, vous pouvez acheter ou vous fabriquer des outils afin d’avoir vos espacements de rang et de plants sur les rangs d√©j√† mesur√©s. Certains utilisent des cordes √©tendues d’une extr√©mit√© √† l’autre de la planche pour faire des rangs bien droits puis indiquent sur la corde la distance entre chaque plant. D’autres utilisent un simple ruban √† mesurer le long d’une planche. Si toutes vos surfaces sont standardis√©es, comme Jean-Martin Fortier (planches de 75 cm), cela peut √™tre plus facile. Il existe d√©j√† des outils pour ces dimensions de planches dont vous pouvez vous inspirer. En gros, c’est un r√Ęteau sur lequel on met des tubes de plastique plus longs sur certaines dents afin de cr√©er le bon espacement entre les rangs. Vous pouvez ensuite passer perpendiculairement √† ces lignes pour l’espace entre les plants.

Troisi√®mement, avant de transplanter, assurez-vous de regarder si les racines de la motte ne sont pas prises en un gros pain. Si c’est le cas, c’est que la plante a pass√© trop de temps en pot et il faut alors l’aider en d√©m√™lant un peu ses racines.

Derni√®rement, quand vous creusez votre trou, il est important de savoir √† quelle hauteur une plante doit √™tre enterr√©e. Certaines plantes, comme les tomates, peuvent √™tre enterr√©es tr√®s profond√©ment. La partie de la tige sous la terre fera de nouvelles racines et cela aidera le plant √† √™tre plus vigoureux et solide. D’autres l√©gumes comme les betteraves doivent √™tre enterr√©s jusqu’au collet (juste avant les cotyl√©dons, donc les premi√®res feuilles).

Quand faire la transplantation ?

Les meilleurs moments pour la transplantation sont t√īt le matin ou quand c’est nuageux. En effet, on ne voudrait pas que les plants meurent d’un trop gros choc thermique ni d’un manque d’eau. C’est pourquoi on privil√©gie les p√©riodes plus fra√ģches. Et un dernier conseil : il est extr√™mement important d’arroser abondamment les plants AVANT la transplantation ET APR√ąS la transplantation.

En conclusion

Et voil√† ! Maintenant que votre jardin est implant√©, il ne reste plus qu’√† l’entretenir et √† en profiter. Bien s√Ľr, diff√©rentes cultures n√©cessitent diff√©rents soins et entretiens, mais ce sera pour un autre article. Un truc pour d√©velopper son pouce vert, c’est d’aller r√©guli√®rement vous promener dans votre jardin afin d’observer ce que vous y voyez et de le noter. Vous apprendrez plus rapidement √† vous fier √† votre instinct selon les conditions m√©t√©orologiques, les insectes et autres habitants des lieux et le type de sol que vous avez. En agriculture, il y a rarement de ¬ę bonne r√©ponse ¬Ľ, seulement des techniques vari√©es. Il suffit d’en essayer plusieurs pour trouver celles qui vous conviennent le mieux. Si vous suivez toutes ces √©tapes, il est presque s√Ľr que vous aurez un magnifique jardin cet √©t√© ! D’autant plus si vous utilisez l’application de tisane et jardin pour ne jamais rien oublier !

Bon jardinage !

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1 r√©flexion sur “Transplantation”

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