Audray Pepin

Audray Pepin

2 décembre 2020 0 Par Audray Pepin

PassionnĂ©e d’herboristerie et de jardinage, et auteure de plusieurs articles du blogue Tisane et jardin, je dĂ©sire vous communiquer la joie et le privilège d’interagir avec le monde des plantes.

Pourquoi se lancer dans le jardinage et l’herboristerie quand on a un bon emploi dans la fabrication de matĂ©riel roulant?

La passion, l’envie de partager la plĂ©nitude qu’apportent les plantes dans mon quotidien. Certaines plantes sont dites mĂ©dicinales pour les composĂ©s actifs qu’elles contiennent, mais pour moi elles sont toutes thĂ©rapeutiques, pour l’apprentissage du respect, l’ancrage qu’elles procurent.

Qu’est-ce qui m’a amenĂ©e Ă  l’herboristerie?

Je pense que le lien d’amour avec les plantes remonte Ă  mon enfance.

Plantain majeur
Plantain majeur

Petite, dans un rassemblement extérieur, j’avais développé une ampoule à cause d’un caillou pris dans mon soulier. Une dame avait alors sauvé ma journée en mettant une feuille de plantain entre ma blessure et mon soulier. Cette plante banale que j’avais déjà vue des centaines de fois sans y avoir prêté attention était donc utile! Je me demandais alors combien il pouvait y avoir de ces plantes qui m’entourent et qui peuvent me rendre la vie plus belle.

C’était l’époque un peu magique où les fées venaient me demander de les accueillir sur mon terrain pour tenir des bals. Depuis ce jour, je regarde les plantes comme de puissantes Mystérieuses avec qui seuls les canaux de communication manquent pour réaliser le merveilleux.

Je savais qu’elles avaient de grands pouvoirs, mais je savais aussi que plusieurs Ă©taient dangereuses et toxiques. J’avais peur de mal les reconnaĂ®tre, mal les utiliser. Je ne savais pas trop comment trouver l’information pour aller plus loin. La flore Laurentienne Ă©tant un bouquin trop rĂ©barbatif pour la jeune fille que j’étais, le rĂŞve a mis un temps Ă  se rĂ©aliser. Je limitais mon usage Ă  mon fidèle plantain, Ă  la capucine, aux aromatiques et aux roses…

Des années plus tard, pendant une méditation, je me suis rappelé la jeune fille au plantain. C’était clair : je voulais réaliser ce rêve de collaboration avec les plantes médicinales. Je me suis donc inscrite à plusieurs cours par correspondance à l’Herbothèque, et en personne avec une herboriste d’expérience: Chantal Beaulieu chez Herbes de vie.

Et maintenant?

Ă€ la maison, nous avons retirĂ© tout le gazon pour y mettre, façon permaculture, plusieurs plantes, qu’elles soient potagères, ornementales ou, bien sĂ»r, mĂ©dicinales. Au total, plus de 160 espèces se cĂ´toient et crĂ©ent un milieu diversifiĂ© toujours bourdonnant de butineurs et d’oiseaux. Cela dit, je reste fidèle Ă  la rose qui siège aujourd’hui encore au centre de ma roue de mĂ©decine et au plantain majeur qui partage son lit avec son cousin europĂ©en le plantain lancĂ©olĂ©. Quant aux fĂ©es, j’ai perdu notre contact direct, mais si elles existent je suis certaine qu’elles viennent souvent danser dans ma cour.

Je suis très enthousiaste Ă  partager mes connaissances sur les plantes. Ce que j’ai Ă  cĹ“ur, c’est de vous inciter Ă  laisser entrer les plantes un peu plus dans votre quotidien, avec la connaissance nĂ©cessaire Ă  la confiance et Ă  la sĂ©curitĂ©, mais surtout dans une atmosphère de jeu et avec une grande place pour l’improvisation… Je ne veux pas vous gaver de recettes rigides, mais plutĂ´t, partager les principes et les astuces pour vous permettre d’explorer, de dĂ©couvrir et de cocrĂ©er avec le monde des plantes. Voulez-vous entrer dans le jeu?

Les dĂ©buts de mon terrain sans gazon… Toute la terre retournĂ©e Ă  la main! Ouf!

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